05.07.2007

570 000 tonnes équivalent CO2, C’est le bilan carbone de la Coupe du Monde de Rugby 2007 annoncé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe).

Le 25/06/2007, par Lucie Lautredou
L’événement aura lieu au Pays de Galles, en Ecosse et en France du 7 septembre au 20 octobre. Troisième événement sportif mondial, la Coupe du Monde de Rugby France 2007 va générer plus d’un demi million de tonnes de CO2, l’équivalent des émissions annuelles des îles Samoa, explique l’Ademe.

Le transport des 2,4 millions de spectateurs attendus représentera 84% des émissions totales. Trente mille d’entre eux arriveront d’Océanie et cumuleront plus d’un milliard de kilomètres en transport aérien long courrier. Une fois en France les spectateurs transiteront entre 12 sites, d’Edimbourg à Marseille. Le comité d’organisation encourage les déplacements en train pour la liaison entre les stades, mais l’avion sera de mise pour rejoindre l’Ecosse et le Pays de Galle.

Les matches vont engendrer 778 tonnes de déchets dans les stades, soit l’équivalent de la production de déchets en un an de plus de 2000 personnes seules. 4 700 000 kWh d’énergie seront consommés dans les stades, l’équivalent de 73 000 ampoules de 60W allumées en permanence pendant 45 jours, durée de la compétition.

Et pourtant le Comité d’Organisation a intégré l’éco-responsabilité. L’organisation de l’événement serait responsable de 46 000 tonnes des émissions de CO2 de la compétition, 8% des émissions totales. Installation de panneaux solaires sur certains stades, utilisation de Diester 30 pour les déplacements des officiels, eco-communication, tri des déchets, proposition de produits équitables ... Le Comité d’Organisation joue sur tout les tableaux pour limiter l’impact environnemental de l’événement.

Reste à responsabiliser les spectateurs. Cette fois ce sont les rugbymen qui s’y collent. Après avoir profité des joueurs en Apollons pour le calendrier des Dieux du Stade, les spectateurs découvriront des sportifs transformés en conseillés. Des rugbymen ont posé pour des affiches humoristiques exposées sur les lieux du tournoi, sensibilisant les spectateurs aux bons gestes environnement du quotidien.

Plus d’informations sur le site de l’Ademe : http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=44981&r...

Sarkozy veut des yeux partout

48228c3a133e1ec91816134ae37aceae.jpgCrédit Photo : LCI
Les caméras du cimetière de Portel

Le président de la République demande au gouvernement de réfléchir "rapidement" à un plan "de grande ampleur" de caméras en France.
Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi que la France n'était "pas à l'abri" du terrorisme.

Face à la menace terroriste qui pèse notamment sur la France, Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de mener "rapidement une réflexion" sur la mise en place d'un "plan de grande ampleur de caméras en France", a expliqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez. Selon le président de la République, "cette vague d'attentats en Angleterre devait nous amener à réenclencher rapidement la réflexion au niveau du gouvernement" sur "la mise en place d'un plan de grande ampleur de caméras en France", a dit Laurent Wauquiez à l'issue du conseil des ministres.

Nicolas Sarkozy a donc demandé au gouvernement de travailler sur ce sujet afin de "voir dans quelle mesure ce système peut permettre ou non d'améliorer la sécurité en France". Car la France est en retard par rapport au Royaume-Uni en ce qui concerne le nombre de caméras de surveillance par habitant. Outre-Manche, 4,2 millions de caméras surveillent les faits et gestes des quelque 58 millions de Britanniques, soit une caméra pour 14 habitants. A elle seule, Londres comprend 65 000 caméras contre 300 seulement à Paris, explique Philippe Goujon, député UMP du XVème arrondissement de Paris. Lundi, il avait d'ailleurs demandé à la ville et à la préfecture de police la mise en place "urgente" d'un plan de vidéo-surveillance dans la capitale.

Pour sa première intervention devant le conseil de Paris, le 25 juin dernier, le nouveau préfet de police de Paris Michel Gaudin avait déjà estimé que la capitale était "en première ligne sur les risques de terrorisme". Pour lui, Paris n'est pas "suffisamment bien équipé en surface" en matière de vidéo, voire "substantiellement sous-équipé", et il y a des "progrès à faire" en ce domaine. D'autant que pour le Premier ministre François Fillon, la France n'est "pas à l'abri" du terrorisme, expliquait-il lors de son discours de politique générale mardi. En novembre 2005, les députés avaient adopté les articles du projet de loi antiterroriste autorisant la vidéosurveillance dans les transports collectifs et lieux publics et l'accès aux données des cybercafés.

SOURCE : http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3484965,00-sark...

Développement durable : Borloo promet de l’action

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Nommé à la tête du ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables le 16 juin dernier, Jean-Louis Borloo a présenté ses objectifs à la presse en promettant d’être le ministre du « passage à l’acte ».

Pour sa première conférence de presse, Jean-Louis Borloo a fait salle comble à l’Hôtel de Roquelaure, siège du « MEDAD », Nathalie Kosciusko-Morizet ayant de son côté investi l’ancien ministère de l’écologie, avenue de Ségur. C’est un « ministère en état de marche », conçu « pour l’action », qu’a promis le nouveau ministre. Pour la première fois, l’écologie est pensée de manière transversale, ce qui conduit le MEDAD à une organisations en 5 pôles : climat et politique de l'énergie , transport, biodiversité, aménagement durable de l'espace, et prévention des risques techniques et sanitaires. Pour fédérer l’ensemble de ces champs jusqu’ici séparés, Jean-Louis Borloo est assisté de deux secrétaires d’Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet à l’écologie et Dominique Bussereau aux transports. « Sur le plan des institutions, c’est une véritable révolution, unique en Europe », s’est félicité Jean-Louis Borloo en évoquant les moyens et compétences qui lui sont attribués. En plus du « super ministère », le ministre aura aussi la charge de faire de la région Ile de France un exemple de territoire durable, à la demande du président de la République. Reste à savoir ce qu’en pense Jean-Paul Huchon, président PS de la région…

« Un obsédé des programmes »

Trois directions ont été annoncées pour mener à bien les vastes chantiers du développement durable. La responsabilité – « l’opinion publique est prête, à nous de donner le cadre pour agir », a annoncé Jean-Louis Borloo, la compétitivité économique –« la révolution écologique est une révolution économique et une opportunité de croissance », et enfin la solidarité, nationale et internationale, à travers l’aide aux pays émergents notamment. Bien que le ministre ait fait preuve d’enthousiasme sur tous ces sujets, certains domaines seront particulièrement difficiles à faire évoluer. Le report d’un quart du trafic routier vers le rail ou l’eau, notamment, est un sujet qui a déjà épuisé bon nombre d’acteurs depuis une quinzaine d’années…De même, l’ « éco-économie » et la compétitivité écologique accusent un certain retard en France, qui emploie 400 000 personnes dans ces activités quand l’Allemagne en compte 1,3 million. Pour convaincre, Jean-Louis Borloo a cependant une méthode éprouvée : « je suis un obsédé des programmes, des objectifs chiffrés, de l’évaluation et du reporting », a-t-il martelé, assurant qu’il serait le « ministre du passage à l’acte ».

Présidence de l’Union en 2008

Au plan stratégique et international, les objectifs annoncés se veulent également clairs et précis. La présidence française de l’Union européenne en décembre 2008 se prépare d’ores et déjà, avec en point de mire les négociations sur l’avenir du Protocole de Kyoto qui coïncident avec la présidence française. L’enjeu est donc considérable et le ministre a affiché son ambition : « parvenir à un accord sur le climat le plus mondial et le plus contraignant possible ». Il a précisé que les décisions actées par le Grenelle de l’environnement, qui aura bien lieu en octobre, devraient servir de ligne politique pour cette échéance. Le temps presse, donc, pour activer les groupes de travail qui se réuniront en juillet et début août. Six ateliers ont été définis - Climat-Energie, Biodiversité, Santé-Environnement, Agriculture, Gouvernance et Modes de développement- pour définir d’un côté les mesures à prendre à court terme et de l’autre celles qui seront déclinés par la loi, comme la fiscalité verte, qui doit figurer dans la loi de finances prévue à l’automne. Le débat sur l’instauration d’une « taxe carbone » promet à cette occasion d’être agité.
Enfin, quelques mesures immédiates ont été annoncées, comme la création d’une « task force commune » avec le ministre de l’agriculture sur la question des nitrates, qui a valu à la France un lourde amende (28 millions d'euros, assortie d'indemnités journalières de 117, 882 euros) infligé par Bruxelles. Sur la question de l’OGM MON 810, qui avait divisé Alain Juppé et l’ex- ministre de l’agriculture Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo a précisé être favorable au principe de précaution, en estimant que de nouvelles expertises étaient nécessaires. En attendant, la France n’a pas mis en place de moratoire comme l’a fait l’Allemagne sur ce dossier.



Source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...
Véronique Smée
Mis en ligne le : 29/06/2007