05.07.2007

Elkabbach à Montebourg: "Arrêter de calomnier Europe 1 !"

1688791748d663c089e0b7206fbc2d36.jpgLe président d'Europe 1 Jean-Pierre Elkabbach et le responsable de la rédaction ont écrit au député socialiste Arnaud Montebourg pour lui reprocher ses "propos blessants" envers la station, qualifiée de "radio Sarko" par le député, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

M. Elkabbach et le directeur adjoint de la rédaction, Jérôme Dorville, ont envoyé une lettre à Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire et ancien porte-parole de la candidate Ségolène Royal, "pour lui demander de faire preuve d'un peu plus de réserve et de cesser de tenir des propos blessants envers les journalistes d'Europe 1", a indiqué M. Dorville à l'AFP, confirmant une information du Parisien.

"Mercredi dernier (27 juin, NDLR) M. Montebourg, qui est coutumier du fait, s'en est pris à l'une des journalistes du service politique d'Europe 1 dans le cadre de l'Assemblée nationale, en la qualifiant de représentante de +radio Sarko+", a expliqué M. Dorville.

"La rédaction en a marre de se faire agresser verbalement, Europe 1 ne doit pas devenir le bouc émissaire de ce qui se passe au PS et des échecs de la campagne. Les journalistes ont travaillé pendant la présidentielle en toute indépendance et M. Montebourg ne peut rien nous reprocher de concret pour étayer ses accusations", a ajouté le responsable de la rédaction.

Le député Arnaud Montebourg a confirmé à l'AFP avoir employé le terme de "radio Sarko" pour qualifier Europe 1.

"Je ne mets pas en cause le travail des journalistes d'Europe 1 derrière lesquels (les dirigeants) s'abritent", a dit le député, expliquant qu'en employant cette expression, il avait voulu montrer quelle était "l'orientation éditoriale" de la station.

"Ce n'est ni désobligeant, ni calomnieux d'être une station engagée. C'est un choix politique", a poursuivi le député, pour qui "la connivence entre les pouvoirs économiques et les médias soulève un problème politique".

M. Montebourg a ajouté avoir téléphoné lundi à M. Dorville après réception de la lettre.

(Source: AFP)

570 000 tonnes équivalent CO2, C’est le bilan carbone de la Coupe du Monde de Rugby 2007 annoncé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe).

Le 25/06/2007, par Lucie Lautredou
L’événement aura lieu au Pays de Galles, en Ecosse et en France du 7 septembre au 20 octobre. Troisième événement sportif mondial, la Coupe du Monde de Rugby France 2007 va générer plus d’un demi million de tonnes de CO2, l’équivalent des émissions annuelles des îles Samoa, explique l’Ademe.

Le transport des 2,4 millions de spectateurs attendus représentera 84% des émissions totales. Trente mille d’entre eux arriveront d’Océanie et cumuleront plus d’un milliard de kilomètres en transport aérien long courrier. Une fois en France les spectateurs transiteront entre 12 sites, d’Edimbourg à Marseille. Le comité d’organisation encourage les déplacements en train pour la liaison entre les stades, mais l’avion sera de mise pour rejoindre l’Ecosse et le Pays de Galle.

Les matches vont engendrer 778 tonnes de déchets dans les stades, soit l’équivalent de la production de déchets en un an de plus de 2000 personnes seules. 4 700 000 kWh d’énergie seront consommés dans les stades, l’équivalent de 73 000 ampoules de 60W allumées en permanence pendant 45 jours, durée de la compétition.

Et pourtant le Comité d’Organisation a intégré l’éco-responsabilité. L’organisation de l’événement serait responsable de 46 000 tonnes des émissions de CO2 de la compétition, 8% des émissions totales. Installation de panneaux solaires sur certains stades, utilisation de Diester 30 pour les déplacements des officiels, eco-communication, tri des déchets, proposition de produits équitables ... Le Comité d’Organisation joue sur tout les tableaux pour limiter l’impact environnemental de l’événement.

Reste à responsabiliser les spectateurs. Cette fois ce sont les rugbymen qui s’y collent. Après avoir profité des joueurs en Apollons pour le calendrier des Dieux du Stade, les spectateurs découvriront des sportifs transformés en conseillés. Des rugbymen ont posé pour des affiches humoristiques exposées sur les lieux du tournoi, sensibilisant les spectateurs aux bons gestes environnement du quotidien.

Plus d’informations sur le site de l’Ademe : http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=44981&r...

Sarkozy veut des yeux partout

48228c3a133e1ec91816134ae37aceae.jpgCrédit Photo : LCI
Les caméras du cimetière de Portel

Le président de la République demande au gouvernement de réfléchir "rapidement" à un plan "de grande ampleur" de caméras en France.
Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi que la France n'était "pas à l'abri" du terrorisme.

Face à la menace terroriste qui pèse notamment sur la France, Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de mener "rapidement une réflexion" sur la mise en place d'un "plan de grande ampleur de caméras en France", a expliqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez. Selon le président de la République, "cette vague d'attentats en Angleterre devait nous amener à réenclencher rapidement la réflexion au niveau du gouvernement" sur "la mise en place d'un plan de grande ampleur de caméras en France", a dit Laurent Wauquiez à l'issue du conseil des ministres.

Nicolas Sarkozy a donc demandé au gouvernement de travailler sur ce sujet afin de "voir dans quelle mesure ce système peut permettre ou non d'améliorer la sécurité en France". Car la France est en retard par rapport au Royaume-Uni en ce qui concerne le nombre de caméras de surveillance par habitant. Outre-Manche, 4,2 millions de caméras surveillent les faits et gestes des quelque 58 millions de Britanniques, soit une caméra pour 14 habitants. A elle seule, Londres comprend 65 000 caméras contre 300 seulement à Paris, explique Philippe Goujon, député UMP du XVème arrondissement de Paris. Lundi, il avait d'ailleurs demandé à la ville et à la préfecture de police la mise en place "urgente" d'un plan de vidéo-surveillance dans la capitale.

Pour sa première intervention devant le conseil de Paris, le 25 juin dernier, le nouveau préfet de police de Paris Michel Gaudin avait déjà estimé que la capitale était "en première ligne sur les risques de terrorisme". Pour lui, Paris n'est pas "suffisamment bien équipé en surface" en matière de vidéo, voire "substantiellement sous-équipé", et il y a des "progrès à faire" en ce domaine. D'autant que pour le Premier ministre François Fillon, la France n'est "pas à l'abri" du terrorisme, expliquait-il lors de son discours de politique générale mardi. En novembre 2005, les députés avaient adopté les articles du projet de loi antiterroriste autorisant la vidéosurveillance dans les transports collectifs et lieux publics et l'accès aux données des cybercafés.

SOURCE : http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3484965,00-sark...

Développement durable : Borloo promet de l’action

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Nommé à la tête du ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables le 16 juin dernier, Jean-Louis Borloo a présenté ses objectifs à la presse en promettant d’être le ministre du « passage à l’acte ».

Pour sa première conférence de presse, Jean-Louis Borloo a fait salle comble à l’Hôtel de Roquelaure, siège du « MEDAD », Nathalie Kosciusko-Morizet ayant de son côté investi l’ancien ministère de l’écologie, avenue de Ségur. C’est un « ministère en état de marche », conçu « pour l’action », qu’a promis le nouveau ministre. Pour la première fois, l’écologie est pensée de manière transversale, ce qui conduit le MEDAD à une organisations en 5 pôles : climat et politique de l'énergie , transport, biodiversité, aménagement durable de l'espace, et prévention des risques techniques et sanitaires. Pour fédérer l’ensemble de ces champs jusqu’ici séparés, Jean-Louis Borloo est assisté de deux secrétaires d’Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet à l’écologie et Dominique Bussereau aux transports. « Sur le plan des institutions, c’est une véritable révolution, unique en Europe », s’est félicité Jean-Louis Borloo en évoquant les moyens et compétences qui lui sont attribués. En plus du « super ministère », le ministre aura aussi la charge de faire de la région Ile de France un exemple de territoire durable, à la demande du président de la République. Reste à savoir ce qu’en pense Jean-Paul Huchon, président PS de la région…

« Un obsédé des programmes »

Trois directions ont été annoncées pour mener à bien les vastes chantiers du développement durable. La responsabilité – « l’opinion publique est prête, à nous de donner le cadre pour agir », a annoncé Jean-Louis Borloo, la compétitivité économique –« la révolution écologique est une révolution économique et une opportunité de croissance », et enfin la solidarité, nationale et internationale, à travers l’aide aux pays émergents notamment. Bien que le ministre ait fait preuve d’enthousiasme sur tous ces sujets, certains domaines seront particulièrement difficiles à faire évoluer. Le report d’un quart du trafic routier vers le rail ou l’eau, notamment, est un sujet qui a déjà épuisé bon nombre d’acteurs depuis une quinzaine d’années…De même, l’ « éco-économie » et la compétitivité écologique accusent un certain retard en France, qui emploie 400 000 personnes dans ces activités quand l’Allemagne en compte 1,3 million. Pour convaincre, Jean-Louis Borloo a cependant une méthode éprouvée : « je suis un obsédé des programmes, des objectifs chiffrés, de l’évaluation et du reporting », a-t-il martelé, assurant qu’il serait le « ministre du passage à l’acte ».

Présidence de l’Union en 2008

Au plan stratégique et international, les objectifs annoncés se veulent également clairs et précis. La présidence française de l’Union européenne en décembre 2008 se prépare d’ores et déjà, avec en point de mire les négociations sur l’avenir du Protocole de Kyoto qui coïncident avec la présidence française. L’enjeu est donc considérable et le ministre a affiché son ambition : « parvenir à un accord sur le climat le plus mondial et le plus contraignant possible ». Il a précisé que les décisions actées par le Grenelle de l’environnement, qui aura bien lieu en octobre, devraient servir de ligne politique pour cette échéance. Le temps presse, donc, pour activer les groupes de travail qui se réuniront en juillet et début août. Six ateliers ont été définis - Climat-Energie, Biodiversité, Santé-Environnement, Agriculture, Gouvernance et Modes de développement- pour définir d’un côté les mesures à prendre à court terme et de l’autre celles qui seront déclinés par la loi, comme la fiscalité verte, qui doit figurer dans la loi de finances prévue à l’automne. Le débat sur l’instauration d’une « taxe carbone » promet à cette occasion d’être agité.
Enfin, quelques mesures immédiates ont été annoncées, comme la création d’une « task force commune » avec le ministre de l’agriculture sur la question des nitrates, qui a valu à la France un lourde amende (28 millions d'euros, assortie d'indemnités journalières de 117, 882 euros) infligé par Bruxelles. Sur la question de l’OGM MON 810, qui avait divisé Alain Juppé et l’ex- ministre de l’agriculture Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo a précisé être favorable au principe de précaution, en estimant que de nouvelles expertises étaient nécessaires. En attendant, la France n’a pas mis en place de moratoire comme l’a fait l’Allemagne sur ce dossier.



Source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...
Véronique Smée
Mis en ligne le : 29/06/2007

Qui suis-je?

Né en 1965, titulaire d'un BTS commerce international et d'un 2ème cycle marketing et gestion des entreprises, j'ai débuté ma carrière professionelle en 1986 dans le prêt-à-porter chez Charles Chevignon comme Directeur de Clientèle, fonction que j'ai occupé également à L'Evénementiel, propriété du Groupe ISL, dès 1993 avant d'être nommé Chargé de la Publicité et du Parrainage à Radio France Internationale (1995-1996).
Par la suite, j'ai pris les fonctions de Directeur Marketing et Communication de Radio 95.2 Paris jusqu'en 1998, date à laquelle j'ai intègré dès son lancement le bouquet satellite WAT en qualité de Directeur Général.
Aux côtés de Marc Bidoux et de Thomas Chatillon, j'ai participé au lancement de Maximiles.com en 1999, leader de la fidélisation su Internet, en qualité de Directeur de la Communication.
Avide de projets, aux côtés de Franck Mathiau, directeur des programmes de France Bleue, je crée dans la foulée "desmecsbien", société de production, de promotion, de conseil et de communication. Début 2003, j'ai rejoint le Groupe Figaro en qualité de responsable du développement et Editeur du site internet de TV Magazine. Depuis octobre 2006 au sein de Marsans Transtours, Tour Operateur d'origine Espagnol, j'ai repris des fonctions plus globales en qualité de Directeur Marketing et Communication, en charge du développement Internet (BtoB et BtoC) et de la qualité.
Voilà la partie Corporate est évacuée.
J'ai commencé à m'investir réellement en politique en 1981. Militant RPR sur la 7ème circonscription de Seine et Marne dans notre bonne ville de Chelles. A l'époque la permanence avait du chien, proche de la gare à l'entrée du Boulevard Chilpéric, elle a connu ses heures de gloire. Les aléas de la vie m'ont emmené au Raincy, où je me suis affilié à la 12ème de Seine Saint Denis. J'ai réellement remis le pied à l'étrier au début des années 90. Responsable Jeunes départemental au sein du RPR, j'ai pris naturellement la place de délégué cantonal en même temps qu'un mandat de conseiller municipal.
De retour à Chelles il y a quatre ans, j'ai trouvé ma ville changée. A la rencontre de "vieux chellois", j'ai le sentiment que ce changement n'est pas complètement positif. Le temps est venu de prendre part aux débats locaux et je déciderai en temps voulu de l'action à mener pour les élections municipales 2008 à Chelles.
En attendant, parlons nous, même si nous ne sommes pas du même bord, au moins nous échangerons. Ensemble nous y arriverons.
Bernard-Xavier Spokojny9eff6d23739add46374f596b1f910825.gif

04.07.2007

Greenpeace a amarré l'un de ses bateaux

d5e845fe54e2045cff082579ef76a0d3.jpgExtrait du blog
d'Alain Juppe -
Lundi 02 Juillet 2007 - 09:16:29
, source : http://www.al1jup.com/

Greenpeace a amarré l'un de ses bateaux,
l'Arctic Sunrise, dans le Port de la Lune, au coeur de notre belle ville de Bordeaux.

Sur le chemin de mon marché dominical, que nous continuons à appeler le "marché du Colbert", malgré le départ du célèbre croiseur, je m'arrête pour discuter avec les militants de l'ONG. Je monte à bord avec un petit groupe de visiteurs. Je découvre avec curiosité les zodiacs que Greenpeace utilise dans ses opérations chocs, y compris à l'occasion des G8. Le bateau peut aussi embarquer un hélicoptère.

Le thème de l'exposition présentée aux visiteurs est : "le pillage des forêts du Congo".

Dans la brochure qu'elle distribue, l'ONG rappelle que près de 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre découlent de la disparition des forêts tropicales.
Ou bien encore que l'abattage de la forêt pour les infrastructures forestières provoque 2,5 fois plus d'émissions que l'exploitation sélective proprement dite.

Le militant de Greenpeace qui m'accompagne me confirme que les conventions internationales qui protègent certaines espèces forestières sont allègrement violées.

Nous avons vraiment le devoir de renforcer la gouvernance écologique mondiale. Il ne faut pas abandonner le projet d'ONUE ( Organisation des Nations Unies pour l'Environnement ) .

Alain Juppé

Les Eglises - Centre d’Art Contemporain

e3c39de62e33d947f375cb05c22f61b7.jpgLe centre "des Eglises" sera ouvert au dernier trimestre 2007.

La programmation annuelle "des Eglises" favorisera la découverte de pratiques artistiques contemporaines investissant et questionnant les notions de territoire (architectural, urbain, historique ou encore paysager) et les usages qui les qualifient (l’usage se définissant comme formes de vie associées au territoire).

Le centre d’art contemporain proposera à terme, sur un rythme d’environ 4 à 5 propositions par an, des démarches relevant en priorité de la pratique de l’IN SITU c’est-à-dire d’œuvres spécifiquement crées pour le site.

Depuis le 1er octobre 2005 et jusqu’à l’inauguration du site, une pré-programmation (saison 0) présente diverses expositions ou résidences artistiques significatives du fonctionnement du futur site.

Activités : production, édition, résidences d’artistes, commande publique, formation professionnelle

Médiation : visites guidées, ateliers de pratiques artistiques, ateliers de pratiques culturelles, rencontres d’artistes, conférences, publications.

Info pratiques :
Adresse : Rue Eterlet - 77500 Chelles
Locaux : 250 m2, 2 salles d’exposition.
Ouverture : horaires variables jusqu’en septembre 2007 en fonction de la programmation.

Entrée gratuite aux expositions.

Source : http://www.chelles.fr/article.php3?id_article=189

TREE NATION : ”Sois le changement que tu veux voir dans le monde” ~Gandhi

c61c0abc7c2d77d452c0e63945a63c98.jpgTree-Nation est un projet écologique avec un objectif précis : Planter 8 millions d’arbres dans le Sahara pour lutter contre la désertification La plantation a grande échelle de ces arbres augmentera la productivité de la terre et régénérera le sol.
S'inscrire sur : http://www.tree-nation.com/the_project.php

Les journaux britanniques pour une remise en cause du respect des droits de l'homme

LEMONDE.FR | 02.07.07 | 11h11 • Mis à jour le 02.07.07 | 11h39

a96f3a0a297eb029226ab431a37736e6.jpgLes sales bombes de Bagdad sont arrivées dans nos rues", titre le Daily Telegraph, qui remarque que celles qui n'ont pas explosé, à Londres et Glasgow, sont du même type que celles qui tuent quotidiennement en Irak. Le quotidien conservateur se félicite des efforts de coordination entre les services de renseignement et les diverses forces de sécurité entrepris depuis les attentats de 2005. Il note cependant qu'il est quasiment impossible d'identifier, au sein des 60 000 jeunes hommes qui vont, chaque année, visiter leurs familles au Pakistan, ceux que la radicalisation terroriste pourrait tenter.

Le Telegraph, qui note que près de 2 000 Britanniques, liés à Al-Qaida, seraient surveillés par les services de sécurité, invite ainsi les musulmans à collaborer plus activement avec ces derniers, et à ne pas hésiter à dénoncer leurs voisins, mais aussi les membres de leurs familles. Dans son éditorial, il appelle également les autorités à la modération : "La réponse du gouvernement aux poseurs de bombes doit être proportionnée à la menace à laquelle on est confronté, et non à celle de l'indignation publique", estime le journal, pour qui"il est toujours tentant pour des ministres de se doter de nouveaux pouvoirs au lieu d'utiliser ceux dont ils disposent déjà". Il note ainsi qu'aucun "prêcheur de haine" n'a été expulsé depuis deux ans, mais se félicite du projet de Gordon Brown d'autoriser le recours aux écoutes téléphoniques comme "preuves scientifiques".

Ce projet de réforme, évoquée par Gordon Brown mais non encore formalisée, fait l'unanimité dans la presse britannique. Le Times relève en effet qu'il est impossible de surveiller les 28 millions d'automobiles du pays, qu'il n'y a rien de mal à acheter du gaz, de l'essence et des clous, et qu'il est impossible de les empêcher de tomber en de mauvaises mains. Il conviendrait donc, poursuit le quotidien de centre droit, d'augmenter le budget des services de renseignement, d'interdire aux Pakistanais d'entrer en Grande-Bretagne sauf autorisation expresse (comme ce fut le cas en Irlande du Nord), quitte à suspendre un certain nombre de mesures visant à garantir le respect des droits de l'homme, ou à déroger à la convention européenne du même nom.

LA GRANDE-BRETAGNE DANS LA GUERRE AU TERRORISME

The Independent estime, pour sa part, que les mesures à prendre doivent aussi "gagner les cœœurs et les esprits des musulmans ordinaires", et ne pas se focaliser exclusivement sur le volet sécuritaire. Non seulement parce qu'il serait "doublement désastreux" que ces attentats entraînent une discrimination de la communauté islamo-britannique, mais aussi parce que les terroristes sont persuadés que l'Occident est en guerre contre les musulmans, et qu'il serait dommageable de leur donner raison.

Le Guardian plaint tous ceux qui veulent se rendre à Wimbledon, ou dans n'importe quel aéroport, et estime que le renforcement des contrôles de sécurité sert surtout à rassurer l'opinion publique et n'aura probablement qu'un seul effet : faire perdre une ou deux heures de plus aux passagers. Le quotidien travailliste note cependant que depuis 2001, les services de renseignement croulent sous l'argent, et qu'ils ont recruté des milliers de nouveaux officiers, y compris musulmans, mais qu'il faut des années pour les former, et qu'ils ne bénéficient pas de suffisamment de soutien de la part de la communauté islamique.

Dans son éditorial, le Guardian fait clairement le lien entre les attentats déjoués et ce qui se passe en Irak, et appelle Gordon Brown à reconnaître la part de responsabilité du pays dans le chaos et la guerre civile qui prévalent en Irak : "Chaque jour, des Irakiens ordinaires sont victimes de mutilations du type de celles qui ont été planifiées à Londres et Glasgow la semaine passée." Le fait que "les techniques irakiennes – de l'essence et des bonbonnes de gaz dans des voitures– semblent avoir été exportées au Royaume-Uni est plus que symbolique".
Jean Marc Manach LE MONDE.fr http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-930280@...

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