10.12.2009

J'ai pas fait exprès, c'est pas moi...

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04.09.2008

On vous parle d'ouragans et de cyclones tous les jours

c9c6d5d4d8f8a5234d55f70708bb12f0.jpgIl me semble qu'une explication supplèmentaire ne serait pas de trop. Voici celle de jminforme.ca qui est des plus claires.

L'échelle Saffir-Simpson d'intensité des ouragans permet d'estimer les dégâts matériels potentiels et l'étendue possible des inondations au moment où l'ouragan touche le littoral. La vitesse du vent est un facteur essentiel de l'échelle, puisque les valeurs des ondes de tempête varient largement en fonction de la pente du plateau continental.

-Catégorie 1: des vents de 119 à 153 km/h sont enregistrés de 1,2 à 1,5 mètre au-dessus du sol. Des dommages sont causés à des maisons mobiles, des arbustes et des arbres, de même qu'à des panneaux et des enseignes fragiles

-Catégorie 2: des vents de 154 à 177 k/h sont enregistrés de 1,8 à 2,4 mètres au-dessus du sol. Des toitures, des portes et des fenêtres sont endommagées. Maisons mobiles, petites embarcations marines, arbres, panneaux et enseignes fragiles subissent des dégâts considérables. Les secteurs côtiers de basse altitude sont inondés

-Catégorie 3: des vents de 178 à 209 k/h sont enregistrés de 2,7 à 3,6 mètres au-dessus du sol. La structure de petits édifices est touchée. Des maisons mobiles sont détruites et des arbres de grande taille sont déracinés. Les inondations côtières détruisent de petites structures, et les débris à la dérive endommagent de plus grandes structures. Les terrains en-deçà de 1,5 mètre du niveau de la mer risquent d'être inondés sur plus de 13 km

-Catégorie 4: des vents de 210 à 249 k/h sont enregistrés de 4 à 5,5 mètres au-dessus du sol. Des murs sont endommagés, des toits de résidences s'effondrent et des portes et des fenêtres subissent des dégâts majeurs. Des maisons mobiles sont complètement détruites. Des inondations côtières font des ravages. L'évacuation de tous les résidants à l'intérieur de 500m des côtes peut être nécessaire

-Catégorie 5: des vents de plus de 249 km/h sont enregistrés à plus de 5,5 mètres au-dessus du sol. Des toits de plusieurs résidences et édifices sont détruits complètement. De plus petits édifices et des maisons mobiles s'écroulent ou sont emportés par le vent. Les étages inférieurs de toutes les structures à moins de 4,5 mètres au-dessus du niveau de la mer et à l'intérieur d'un demi-kilomètre des côtes subissent des dommages considérables. Une évacuation massive des secteurs résidentiels en basse altitude à l'intérieur d'un périmètre de 8 à 16 km des côtes peut être nécessaire.


BX Spokojny

20.07.2008

Avoir du gazon sur la tête

Le toit végétalisé n'est pas le plus vieux toit du monde mais presque. Aujourd'hui l'intérêt croissant que rencontre la toiture verte a plusieurs effets : un effet "puits de carbone" , un effet isolant et un effet décoratif. En gros c'est beau, ça isole et c'est environnemental.

La France est à la traîne sur ce type de plantations alors que dans plusieurs pays les toits verts sont plantés, appréciés et reconnus d'utilité depuis plusieurs années.

En fonction de la portance des toits, différents types de toitures végétalisées peuvent être plantés partout !

• Pour combattre l'effet d'augmentation de la température en milieu urbain, la ville de Chicago a développé 38 800 pieds carrés de végétation semi-extensive sur l'hôtel de ville de Chicago. Le projet fut complété à l'été 2001. Il sert de démonstration et aussi de site de recherche sur les toits verts ( Green roof ). kworthington@cityofchicago.org

• La ville de Tokyo dans son " Tokyo Plan 2000 " oblige les nouvelles constructions de plus de 1000 mètres carrés (environ 4 acres) à verdir au minimum 20 % de l'espace inutilisé de leur toit. D'autres villes japonaises songent à imposer ce programme (Kobe a déjà emboîté le pas).

A lire

BX Spokojny

01.07.2008

Tourisme et culpabilisation environnementale

96aa927b9fef3420702837bfb94435f8.jpg©caron

Alors que le IXème Forum des Pionniers de l'Innovation va bientôt démarré, je voudrais vous faire partager la réaction, le "coup de gueule", que Pierre Amalou m'a fort aimablement demandé de lui rédiger il y a quelques semaines (voir quelques mois) afin d'illustrer mon sentiment du moment. Ce sentiments est toujours le même.
Je vous le livre ainsi qu'il est paru dans l'excellente revue Stratégos.


Un ancien vice-président des USA est Prix Nobel de l’environnement, un journaliste-animateur a été un potentiel candidat aux élections présidentielles en France…
L’environnement, pour ne plus parler d’écologie, fait aujourd’hui partie de notre quotidien et est employé à toutes les sauces.

Le secteur du tourisme est touché par cette réflexion.
Trop de brochures, trop de papier, trop d’essence, de kérosène… Ces dernières années ont vu se démocratiser différents types de vacances multipliant le nombre de destinations, le nombre de passagers et par conséquent augmentant les vols.
Une batterie de taxes est mise en place, une autre attend. Mais est-ce la solution de payer pour avoir bonne conscience ?
La culpabilisation contagieuse de l’environnement-business sur la population pourrait finir par ne pas avoir l’effet escompté.
Cependant de la "responsabilisation" à la culpabilisation, il n’y a qu’un pas. Prenons garde de ne pas nous le faire franchir trop souvent, responsabilisons nous, chacun, avec nos moyens qui nous sont propres.
Aussi, c’est à nous Tour opérateurs, agents de voyages, pouvoirs publics, compagnies aériennes, constructeurs… de proposer des solutions. Dématérialisation des documents de voyage, brochures électroniques, nouveau media et dans leur globalité les engagements pris dans des actions de lutte contre le réchauffement climatique et l’émission de particules… sont déjà à l’ordre du jour. Mais la route est longue…

La protection de l’environnement n’est pas l’apanage de certains, c’est le devoir de tous, c’est ce que m’inculquait ma grand-mère quand elle me demandait de fermer le robinet ou d’éteindre la lumière.



Bernard Xavier Spokojny

24.01.2008

Savez vous planter des arbres ?

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© Caron

A la mode, à la mode ... sur : Men n' Trees

23.10.2007

Pour la beauté du geste...

L'Alliance pour la planète, un collectif d'ONG écologistes, invite les Français à éteindre la lumière chez eux et dans leurs bureaux pendant cinq minutes entre 19h55 et 20h00 ce soir afin « d'envoyer un signal fort au Grenelle de l'environnement ».
Cinq minutes ce n'est pas grand chose pour chacun d'entre nous, mais la somme des individus donne toujours quelque chose de remarquable.

Au fait, si vous êtes en voiture ou à moto entre 19h55 et 20h00, n'éteignez pas vos phares.

Bonne soirée.

Bernard-Xavier Spokojny, un Chellois de coeur.

Graphique d'un puits de carbone

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Je vous conseille un site des plus instructifs.
www.manicore.com/documentation/serre/puits.html


Bernard-Xavier Spokojny, un Chellois de coeur.

19.10.2007

Photo de mars

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Al Gore et Rajendra Pachauri reçoivent le prix Nobel de la Paix

4f5e4624f34377333d65f9919a4edaf6.jpgLe président du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) et l’ancien vice-président américain Al Gore ont été choisis parmi les 181 candidats au prix Nobel de la paix, attribué le 12 octobre 2007 à Oslo. Devenu une personnalité emblématique de la lutte contre le réchauffement climatique, Al Gore est non seulement l’auteur du célèbre documentaire « Une vérité qui dérange », primé aux Oscars, mais aussi l’initiateur des concerts « Live Earth » et le président du fonds Generation Investment Management , spécialisé dans le développement durable. Parmi les 181 candidats en lice, le comité Nobel a choisi cette année de récompenser un combat devenu planétaire. D'un côté Al Gore, et de l'autre, l’indien Rajendra Pachauri, président du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) qui était également en lice. Un signal envoyé aux gouvernements, car les travaux du GIEC vont servir de base au sommet sur le climat, qui se tient en décembre à Bali (Indonésie) et qui devra déssiner les contours de l'après-Kyoto. Enfin, la question du réchauffement planétaire était aussi représentée par Sheila Watt-Cloutier, moins célèbre qu’Al Gore, mais tout aussi engagée. Cette inuit québécoise, présidente de la Conférence circumpolaire inuit, défend en effet les populations de l’Arctique contre les pollutions qui menacent leur culture. Elle a notamment déposé, en 2005, une plainte à la Commission interaméricaine des droits de l’homme, démontrant comment les changements climatiques causent des préjudices à son peuple.
Avec une remise conjointe du prix Nobel de la Paix à Rajendra Pachauri et Al Gore, le comité Nobel a montré que la cause du réchauffement planétaire a été entendue. Il a choisi de récompenser d'un côté le travail scientifique réalisé depuis plusieurs années par les experts du GIEC, et de l'autre le travail de vulgarisation affectué par l'ancien vice-président américain. Son documentaire est d’ailleurs devenu un outil pédagogique diffusé par les entreprises qui souhaitent sensibiliser leurs salariés, à l’instar d’Air France et de Bouygues. Le comble du chic étant d’avoir la présence d’Al Gore lors de la projection, ce qu’a fait BNP Paribas. Sorti en France il y a an tout juste, « Une vérité qui dérange » avait également été projeté le jour même à l’Assemblée nationale, mais n’avait attiré que peu de parlementaires à l’époque…

Oscars

Derrière ce film, une maison de production américaine, Participant Production, dont le concept est d’utiliser le divertissement pour sensibiliser et impliquer les citoyens. A sa tête, Jeff Skoll, co-fondateur d’E-Bay, millionnaire et philanthrope. Il a également produit « Syriana », thriller sur les enjeux de la guerre du pétrole et « Good night, Good Luck « , opus dédié à la responsabilité des médias... . Récompensé par deux Oscars, « Une Vérité qui dérange » aligne les preuves irréfutables de l’existence du réchauffement climatique et de ses conséquences. Avec de nombreuses photos avant-après, des graphiques saisissants et des commentaires teintés d’humour noir, la démonstration d’Al Gore est d’autant plus réussie qu’accompagnée de solutions présentées comme étant à la portée de tous. Une liste de dix actions a d’ailleurs été proposée sur le site Internet pour accompagner le message du film.
Autre succès d’Al Gore, le Live Earth « contre le réchauffement climatique » a réuni 150 artistes en concert dans huit pays, le 7 juillet 2007. « Live Earth demande aux gens de s’engager à changer leurs habitudes et d’inciter d’autres à en faire autant afin de réduire les émissions de carbone de 90% d’ici à 2050 », a –t-il indiqué, avant ajouter : « Live Earth va s’assurer qu’il y aura un nouveau traité mondial sur la lutte contre le changement climatique d’ici à 2009 ».
Depuis sa candidature malheureuse aux élections présidentielles de 2000, Al Gore est devenu un « écoleader » mondial. Il siège au conseil d’administration d’Apple Computer, conseille Google et a fondé Generation Investment Management, un fonds d’investissement spécialisé dans le développement durable et les énergies renouvelables. Il a également lancé une chaîne de télévision en 2005 , Current TV, dont une partie des programmes est réalisée par les téléspectateurs eux-mêmes. Et continue, sans relâche, d’intervenir aux quatre coins du globe sur la question climatique. Cet été, dans une intervention au Global Brand Forum de Singapour, l’ancien vice-président a dénoncé devant un parterre de dirigeants la campagne de désinformation menée par plusieurs multinationales sur la réalité des changements climatiques (voir article lié). Parmi elles, le leader mondial du pétrole ExxonMobil, chef de file des « négationnistes ». Certes, la chose est connue, mais la popularité et la légitimité de l’ancien vice-président permettent de relancer opportunément le débat sur le lobbying américain en matière climatique. « Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années », a-t-il souligné, rappelant que le réchauffement climatique donne lieu à « l’un des plus forts consensus de l’histoire de la science ».


Véronique Smée Mis en ligne le : 12/10/2007 source : http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...

Un monde sans fruits ni légumes ?

19a0db811beb92d73f1d7c5332a2bb44.jpgEntretien avec Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l'INRA
source : http://www.infosdelaplanete.org/2915/un-monde-sans-fruits...

Le Monde : Sur l'ensemble de la planète, les abeilles sont en déclin. Ces pollinisatrices essentielles peuvent-elles disparaître ?

Bernard Vaissière : Il y a cinq ans, j'aurais considéré cette hypothèse comme totalement futuriste. Aujourd'hui, je la prends au sérieux, car le déclin se mesure désormais à l'échelle mondiale. Chez les populations sauvages comme chez l'abeille domestique.

Sur tous les continents, et de plus en plus souvent, les productrices de miel meurent dans des proportions trop importantes à la sortie de l'hiver. En Europe, nombre d'apiculteurs ont dû mettre la clé sous la porte. Aux Etats-Unis, où l'on parle d'un syndrome d'effondrement des colonies, 25% du cheptel aurait disparu pendant l'hiver 2006-2007. En ce qui concerne les abeilles sauvages (soit mille espèces différentes en France), le doute a subsisté plus longtemps. Mais le débat a été récemment tranché par deux publications scientifiques. La première, parue dans Science en juillet 2006, démontre que les populations en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont considérablement baissé depuis la fin des années 1970. La seconde, émanant de l'Académie des sciences des Etats-Unis, concluait en octobre 2006 au déclin significatif des pollinisateurs en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis, Mexique).

Le Monde : S'il n'y a plus d'abeilles dans le monde, que se passera-t-il ?

Bernard Vaissière : Un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Actuellement, plus de 80% des espèces de plantes à fleurs dans le monde et 80% également des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes : des abeilles, pour l'essentiel. Le plus souvent, d'autres agents, comme le vent ou l'autopollinisation passive, contribuent également à leur reproduction sexuée. Mais, sans les butineuses, la plupart des cultures n'atteignent plus une production satisfaisante. C'est le cas de nombreuses espèces sauvages (romarin, thym, lavande, moutarde), des arbres fruitiers (pommiers, poiriers, abricotiers, amandiers), des grandes cultures oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses, des cultures maraîchères (cucurbitacées, tomates, fraises). Et aussi des semences de crucifères (radis, choux, navets), d'ombellifères (carottes, céleri, persil) et d'alliacées (oignons, poireaux). Difficile d'imaginer un repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près !

Le Monde : Un monde sans fleurs, sans fruits ni légumes, est-ce cela qui nous menace ?

Bernard Vaissière : Il y a un an, une étude internationale a évalué, pour la première fois à cette échelle, la dépendance aux pollinisateurs de la production agricole mondiale. Elle s'est intéressée aux 115 cultures les plus importantes, directement utilisées pour l'alimentation humaine dans plus de 200 pays. Conclusion : rapportée au tonnage, 35% de la production de nourriture dépend des insectes.
Concrètement, la disparition des abeilles ne signifie donc pas que l'espèce humaine mourra de faim, puisque 60% des cultures - principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz - ne sont pas concernées. Mais la diversité alimentaire en serait profondément altérée.

Le Monde : Pourra-t-on suppléer, par la technique ou l'élevage, à l'absence des pollinisateurs naturels ?

Bernard Vaissière : Aucune des solutions envisagées n'est satisfaisante. Polliniser les cultures par des espèces d'élevage, comme on le fait déjà avec des bourdons pour les tomates sous serre ? Peu réaliste en plein champ. Les polliniser manuellement, à l'instar de ce qui est mis en oeuvre pour la vanille ? Non rentable à grande échelle. Augmenter techniquement la pollinisation par le vent ? Plusieurs entreprises s'y sont déjà essayées dans le monde, qui avec des hélicoptères, qui avec des machines secouant les plantes... Mais aucune méthode n'a jamais été retrouvée sur le marché.

Dans certains cas, d'autres espèces pollinisatrices - des mouches, par exemple - viendront peut-être remplacer les abeilles. Et certaines variétés végétales, moins dépendantes des insectes que celles que nous avons sélectionnées depuis des siècles, prendront peut-être leur essor. Enfin, certaines cultures peuvent produire des fruits sans fécondation, soit de façon spontanée (la banane), soit grâce à la pulvérisation d'hormones spécifiques (tomate, courgette). Mais ces techniques sont loin d'être applicables à toutes les espèces, et les conséquences sur la qualité gustative des fruits sont parfois catastrophiques.

Le Monde : Que faire pour tenter d'enrayer le déclin des abeilles ?

Bernard Vaissière : Les causes de leur régression sont connues : élimination de leurs sites de nidification, raréfaction des plantes qui leur fournissent nectar et pollen, maladies et parasites... Et, surtout, épandage de pesticides, particulièrement destructeurs pour les abeilles. Celles-ci, en effet, possèdent très peu de gènes de détoxification, comme l'a confirmé tout récemment le séquençage du génome de l'abeille domestique.

Comment agir ? En ce qui concerne la réduction et la fragmentation de leurs habitats, on peut tout à fait renverser la tendance. Si on se contente de faucher les talus une fois par an, si on préserve un peu mieux les prairies naturelles, si on optimise l'utilisation des jachères fleuries, les abeilles se porteront déjà mieux. De même si l'on prend des mesures plus efficaces d'un continent à un autre contre les espèces invasives, tel le frelon asiatique. Mais, avant tout, il faut réduire l'usage des pesticides. Les agriculteurs comme les jardiniers doivent prendre conscience que les abeilles sont totalement démunies vis-à-vis de ces produits toxiques. Et qu'elles sont de précieuses auxiliaires de leurs cultures, à protéger en priorité.

Le Monde : Dans le cadre du programme de recherche européen Alarm sur la biodiversité, votre équipe est chargée d'évaluer l'impact agronomique et économique des pollinisateurs sur l'agriculture européenne. Quelles sont les premières conclusions de cette étude ?

Bernard Vaissière : Il apparaît que l'impact des pollinisateurs est considérable : au niveau mondial, il représente environ 10% du chiffre d'affaires de l'ensemble de l'agriculture. Et les pays qui en sont les plus dépendants sont les pays développés.

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