05.11.2008
Une nuit extraordinaire...
La nuit du 4 novembre 2008 aura été une nuit extraordinaire au sens premier du terme. Un grand tournant pour la politique américaine et internationale. Barack Obama devient le 44ème Président des Etats Unis avec 338 grands électeurs, un raz de marée. Le miroir d'une volonté de changement. Mais pas de changement pour le changement. Un changement réel et profond. 77 jours de transition avant d'entrer en fonction.
Pas un mot sur l'administration passée, son discours est comme nous le dirions en France, d'ouverture, tourné résolument vers l'avenir. Pas un seul Je, Barack Obama c'est Nous.
Il y a quarante quatre ans la ségrégation existait encore aux Etats Unis. Il y a quarante un homme avait un rêve. Ce matin le rêve est devenu réalité.
Ce matin a new dawn has come, fidèle à la pensée des pères fondateurs de l'Amérique, fidèle à la pensée de tous ces européens qui avaient fui des régimes durs ou des situations de crise, l'Amérique se réveille ce matin en pleine forme.
Beaucoup d'entre nous aimerait ce matin être rien qu'un instant citoyen des Etats Unis d'Amérique, rien que pour s'accaparer égoïstement un petit moment de bonheur et d'histoire.
Good Morning Chicago Good Morning Amérique.
Bernard Xavier Spokojny.
07:09 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : obama, élections américaines
04.07.2007
Les journaux britanniques pour une remise en cause du respect des droits de l'homme
LEMONDE.FR | 02.07.07 | 11h11 • Mis à jour le 02.07.07 | 11h39
Les sales bombes de Bagdad sont arrivées dans nos rues", titre le Daily Telegraph, qui remarque que celles qui n'ont pas explosé, à Londres et Glasgow, sont du même type que celles qui tuent quotidiennement en Irak. Le quotidien conservateur se félicite des efforts de coordination entre les services de renseignement et les diverses forces de sécurité entrepris depuis les attentats de 2005. Il note cependant qu'il est quasiment impossible d'identifier, au sein des 60 000 jeunes hommes qui vont, chaque année, visiter leurs familles au Pakistan, ceux que la radicalisation terroriste pourrait tenter.
Le Telegraph, qui note que près de 2 000 Britanniques, liés à Al-Qaida, seraient surveillés par les services de sécurité, invite ainsi les musulmans à collaborer plus activement avec ces derniers, et à ne pas hésiter à dénoncer leurs voisins, mais aussi les membres de leurs familles. Dans son éditorial, il appelle également les autorités à la modération : "La réponse du gouvernement aux poseurs de bombes doit être proportionnée à la menace à laquelle on est confronté, et non à celle de l'indignation publique", estime le journal, pour qui"il est toujours tentant pour des ministres de se doter de nouveaux pouvoirs au lieu d'utiliser ceux dont ils disposent déjà". Il note ainsi qu'aucun "prêcheur de haine" n'a été expulsé depuis deux ans, mais se félicite du projet de Gordon Brown d'autoriser le recours aux écoutes téléphoniques comme "preuves scientifiques".
Ce projet de réforme, évoquée par Gordon Brown mais non encore formalisée, fait l'unanimité dans la presse britannique. Le Times relève en effet qu'il est impossible de surveiller les 28 millions d'automobiles du pays, qu'il n'y a rien de mal à acheter du gaz, de l'essence et des clous, et qu'il est impossible de les empêcher de tomber en de mauvaises mains. Il conviendrait donc, poursuit le quotidien de centre droit, d'augmenter le budget des services de renseignement, d'interdire aux Pakistanais d'entrer en Grande-Bretagne sauf autorisation expresse (comme ce fut le cas en Irlande du Nord), quitte à suspendre un certain nombre de mesures visant à garantir le respect des droits de l'homme, ou à déroger à la convention européenne du même nom.
LA GRANDE-BRETAGNE DANS LA GUERRE AU TERRORISME
The Independent estime, pour sa part, que les mesures à prendre doivent aussi "gagner les cœœurs et les esprits des musulmans ordinaires", et ne pas se focaliser exclusivement sur le volet sécuritaire. Non seulement parce qu'il serait "doublement désastreux" que ces attentats entraînent une discrimination de la communauté islamo-britannique, mais aussi parce que les terroristes sont persuadés que l'Occident est en guerre contre les musulmans, et qu'il serait dommageable de leur donner raison.
Le Guardian plaint tous ceux qui veulent se rendre à Wimbledon, ou dans n'importe quel aéroport, et estime que le renforcement des contrôles de sécurité sert surtout à rassurer l'opinion publique et n'aura probablement qu'un seul effet : faire perdre une ou deux heures de plus aux passagers. Le quotidien travailliste note cependant que depuis 2001, les services de renseignement croulent sous l'argent, et qu'ils ont recruté des milliers de nouveaux officiers, y compris musulmans, mais qu'il faut des années pour les former, et qu'ils ne bénéficient pas de suffisamment de soutien de la part de la communauté islamique.
Dans son éditorial, le Guardian fait clairement le lien entre les attentats déjoués et ce qui se passe en Irak, et appelle Gordon Brown à reconnaître la part de responsabilité du pays dans le chaos et la guerre civile qui prévalent en Irak : "Chaque jour, des Irakiens ordinaires sont victimes de mutilations du type de celles qui ont été planifiées à Londres et Glasgow la semaine passée." Le fait que "les techniques irakiennes – de l'essence et des bonbonnes de gaz dans des voitures– semblent avoir été exportées au Royaume-Uni est plus que symbolique". Jean Marc Manach LE MONDE.fr http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-930280@...
09:14 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, environnement, législative, chelles, europe
05.06.2007
Ouverture du procès de Charles Taylor
Associated Press (AP) Mike Corder
04/06/2007 07h45 - Mise à jour 04/06/2007 07h50
Le procès pour crimes de guerre de l'ancien président du Liberia Charles Taylor s'est ouvert aujourd'hui à La Haye en l'absence de l'intéressé, qui a annoncé dans une lettre lue par son avocat qu'il boycottait cette première audience, estimant qu'il ne bénéficierait pas d'un procès équitable.
Dans cette lettre, Taylor déclare qu'il retire à son avocat la permission de le représenter et qu'il dépose une requête à la cour pour assurer lui-même sa défense. Après avoir lu la lettre, son avocat a quitté la salle du tribunal, malgré les injonctions de la juge ougandaise Julia Sebutinde qui souhaitait le voir continuer à représenter Taylor, ne serait-ce que pour la première journée du procès.
La cour a cependant décidé de poursuivre l'audience. Le procureur en chef a entamé sa déclaration préliminaire, qui devait durer quatre heures. Le procès devait ensuite être ajourné jusqu'au 25 juin. Il devrait durer 18 mois.
Taylor, 59 ans, devra répondre des atrocités commises pendant la guerre civile en Sierra Leone, devenant le premier chef d'État africain à comparaître devant un tribunal international. Il a plaidé non coupable des 11 chefs d'accusation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité retenus contre lui. Il encourt la prison à vie s'il est jugé coupable.
L'ouverture du procès intervient un an après le transfert par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone de l'ancien dictateur vers les Pays-Bas. Un événement historique qui prouve, selon les militants des droits de l'homme, que personne sur ce continent n'est plus au-dessus des lois.
La cour n'avait pas autorisé Taylor à prendre la parole aujourd'hui, et l'ancien président libérien n'était pas présent à l'ouverture du procès.
«C'est avec beaucoup de regret que je dois refuser d'assister aux prochaines séances de ce procès», a-t-il fait savoir dans une lettre au tribunal lue par son avocat Karim Khan.
«À un moment, j'avais confiance en la capacité de ce tribunal à rendre la justice. Avec le temps, il est devenu clair que la confiance a été mal placée», poursuit le message.
Le procureur en chef Stephen Rapp a contesté l'affirmation de Taylor selon laquelle il ne disposait pas d'une défense adéquate, notant que l'ancien dictateur s'était vu assigner un avocat, un enquêteur spécial et des fonds. «Tout ce qui peut être fait est fait», a-t-il déclaré aujourd'hui devant la cour.
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04.06.2007
Poutine agite le spectre d'une nouvelle guerre froide
Le président russe a menacé de pointer de nouveaux missiles vers l'Europe si les Etats-Unis y déploient leur bouclier antimissile.
A deux jours du sommet du G8, il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l'Europe en "poudrière", selon Vladimir Poutine.
- le 04/06/2007 - 09h12 (source agence lci.fr)
Comme au temps de la guerre froide, le président russe a menacé de pointer de nouveaux missiles vers l'Europe si les Etats-Unis y déploient leur bouclier antimissile. "Si le potentiel nucléaire américain s'étend sur le territoire européen, nous devrons prendre de nouvelles cibles en Europe", a déclaré Vladimir Poutine dans un entretien avec plusieurs médiaux occidentaux, dont Le Figaro. "Il revient à nos militaires de définir ces cibles tout comme de choisir entre missiles balistiques et missiles de croisière", a-t-il ajouté, reprenant ainsi au plus niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe. "Nous voulons rééquilibrer les instruments de défense avec des outils offensifs plus efficaces, mais nous savons que cela risque de relancer une course aux armements, dont nous ne serions cependant pas responsables", a-t-il poursuivi.
Alors que le prochain sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) approche, il ne se passe plus un jour sans que Moscou ne dénonce ce projet de bouclier, qui va transformer l'Europe en "poudrière" et consacre "l'impérialisme" américain, selon Vladimir Poutine. Le 30 Mai, la Russie a testé un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, en "réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires", a aussitôt clamé Vladimir Poutine, soit en d'autres termes au projet de bouclier américain. Quinze ans après l'effondrement de l'Union soviétique et la fin de la Guerre froide, la Russie voit d'un très mauvais oeil l'Otan s'étendre vers l'Est et les bases américaines se multiplier à ses portes, de la Roumanie au Kirghizstan.
Politique commune de défense
Les Américains veulent installer dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque dans le cadre de ce projet de bouclier antimissile. Ils affirment sans cesse, quant à eux, que celui-ci n'est pas dirigé contre la Russie, mais contre des Etats comme l'Iran. "On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n'a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes", rétorque Vladimir Poutine.
Moscou voudrait que Washington abandonne son projet en faveur d'une politique commune de défense qui inclurait la Russie. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, cité par l'agence Interfax, a d'ailleurs appelé dimanche à de nouvelles consultations sur un bouclier antimissile commun Otan-Russie. "Nos conclusions montrent clairement que se défendre contre des menaces qui n'existent pas n'a pas de sens. Il serait bien mieux de reprendre le travail dans le cadre du Conseil Otan-Russie sur la création d'un grand théâtre de défense antimissile" commun, a-t-il déclaré.
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