18.10.2007

Elus et nomades renouent le dialogue

de Guénaèle Calant
jeudi 18 octobre 2007 | source : Le Parisien http://www.leparisien.fr/home/maville/seineetmarnesud/art...
«IL Y A une véritable exaspération des maires concernant les gens du voyage. Dans une petite commune, quand un regroupement important arrive, le maire est seul. C'est la psychose, il a la pression de la population.
Des journées comme celles d'aujourd'hui doivent servir à dialoguer.
» Jean-Jacques Barbaux, le vice-président de l'Union des maires de Seine-et-Marne, était l'un des quelque 140 participants à la Journée départementale d'information sur les gens du voyage. Une journée organisée hier dans la salle des fêtes de Poincy, décorée pour l'occasion de tableaux peints par Mona, une artiste tsigane. L'ambiance y était, surtout lors du déjeuner, grâce au groupe de musique Mano Trio.

Seulement 11 aires d'accueil

L'initiative de cette rencontre entre élus, institutions, travailleurs sociaux et représentants de nomades revenait à Jean-Marie Ambert, le président de l'Association pour l'accueil des gens du voyage dans le nord de la Seine-et-Marne. Un Jean-Marie Ambert dont le pragmatisme et le travail de terrain ne sont plus à démontrer. Son objectif était clair : « On arrive enfin à une vraie période de réflexion. Mais ces discussions doivent aboutir à des projets. Il faut du concret. » Raison pour laquelle des représentants de la communauté de communes du Libournais (Gironde) étaient là. Ils venaient partager leur expérience avec l'assistance.
Prenant la parole en fin de matinée, Bruno Delsol, le sous-préfet de Meaux, a bien insisté : « Qu'est-ce qui coince ? L'argent ? Non. La complexité administrative ? Oui et non. Il faut un terrain et un montage financier. Mais ouvrir une aire d'accueil n'est pas plus compliqué que créer une zone artisanale. En fait, nous ne sommes pas en manque de moyens financiers et juridiques. Il faut juste y mettre les bonnes volontés. »

Aujourd'hui, en Seine-et-Marne, les nomades disposent de 11 aires d'accueil*, sur les 46 que prévoit le schéma départemental. Une dizaine d'autres sont en cours de construction. Les dernières ne sont toujours pas financées, alors que quelque 10 000 caravanes tournent en Ile-de-France.
* Brie-Comte-Robert, Lieusaint, Meaux-Poincy, Noisiel-Emerainville, Nangis, Pontault-Combault, Coulommiers, Roissy-en-Brie, Lognes, Savigny-le-Temple et Souppes-sur-Loing.

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