06.09.2007
L'opération séduction du parc d'entreprises fantômes / Julie Leclerc - Le Parisien, jeudi 6 septembre 2007
Voilà des années que le parc d'entreprises du Val-d'Europe à Bailly-Romainvilliers et Serris, anciennement appelé parc Arlington, cherchent à attirer de grandes entreprises. Vingt ans, exactement, puisque sa commercialisation était initialement prévue dans la convention Disney-Etat-collectivités locales de 1987. Vingt longues années pendant lesquelles les candidats à la location de bureaux sur cet espace de 180 ha ne se sont pas pressés au portillon.
« Sur les 180 ha que compte ce parc, seul un hectare et demi est occupé », souligne le maire de Bailly-Romainvilliers, Arnaud de Belenet (divers droite). Aujourd'hui, les grues recommencent à faire leur apparition. Et pour cause : la société Goodman, en charge de la commercialisation du parc d'entreprises, a décidé de revoir ses prétentions à la baisse. Car les grandes entreprises visées refusaient d'y installer leur siège social.
Les prétentions revues à la baisse
« Un parc vide se commercialise beaucoup moins bien qu'un parc possédant déjà des entreprises. De plus, les entreprises désirent trouver sur place un certain nombre de services mais qui sont inexistants, pour le moment », explique Jérôme Badot, responsable de la commercialisation à Goodman.
Goodman a décidé de mettre la main à la poche pour rendre le site attractif. Un grand pôle de vie est actuellement en travaux. « Dans ce pôle de vie, les entreprises pourront trouver un restaurant d'entreprises, une sandwicherie, une banque, une agence de voyages, une crèche de 60 berceaux », commente Jérôme Badot. Un hôtel d'affaires trois étoiles est également en construction « pour les entreprises qui souhaitent organiser des séminaires ou des formations ».
Un pôle de services en construction
Pas question, pour autant, de changer d'objectif. « Nous visons toujours les sièges sociaux. Mais il peut s'agir aussi bien de grosses entreprises nationales ou internationales que locales. Par contre, nous ne voulons pas de logistique », complète-t-il. Goodman a même accepté de vendre des terrains alors que l'aménageur privilégiait la location de bâtis existants qu'il construisait en fonction de la demande. Les résultats seraient au rendez-vous de cette nouvelle politique de commercialisation, selon Jérôme Badot : « En 2005, sur les 15 000 m 2 de bureaux, seuls 7 000 étaient loués. Fin 2007, 14 000 m 2 seront occupés. »
Un optimisme partagé par les responsables de Goodman puisqu'il est également prévu la construction de quatre campus d'entreprises de 1 800 m 2 chacun, afin d'accueillir des entreprises de taille modeste. En tout, Goodman a investi environ 50 000 € pour relancer la commercialisation du parc du Val-d'Europe.
SOURCE / le parisien : http://www.leparisien.fr/home/maville/seineetmarnenord/ar...
13:20 Publié dans Seine et Marne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, environnement, chelles, municipales

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