03.07.2007

Pour la sauvegarde des derniers grands singes

1ae079d3828c57b374b91a756e2fa591.jpgLe verdict des scientifiques est sans appel : sans mesures draconiennes prises rapidement, les grands singes seront privés avant 2030 des neuf dixièmes de leur habitat naturel et, pour assurer la survie de ces plus proches parents de l'homme, il faut trouver 25 millions de dollars auprès de la communauté internationale.Telle est la conclusion d'un groupe d'experts qui se sont réunis à Paris, sous les auspices de l'UNESCO et du PNUE (Programme des Nations unies pour l'Environnement), afin de définir une "Stratégie de conservation mondiale des grands singes" (chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans).
Cette initiative a été lancée par le Projet pour la survie des grands singes (Great Apes Survival Project, GRASP) du PNUE. La réunion a adopté un document pour permettre de "réfléchir globalement et agir localement", a résumé Samy Mankoto, expert de l'UNESCO et spécialiste des réserves africaines de biosphère.

En théorie considérées comme des espèces menacées d'extinction, les grands singes bénéficient aujourd'hui d'une protection totale au plan légal. Mais en réalité, ils font toujours l'objet d'un braconnage intense, et leur viande est vendue sur de nombreux marchés africains (sous le nom de viande de brousse). Les bébés chimpanzés ou gorilles sont récupérés par les chasseurs et proposés comme animaux de compagnie. Plus généralement, la menace vient de la destruction du milieu naturel de ces primates, comme d'ailleurs de nombreuses autres espèces animales.

Si la construction de routes, les sites d'exploitation minière et d'autres infrastructures se poursuivent en Afrique au rythme actuel, préviennent les auteurs d'un récent rapport établi pour le PNUE, "The Great Apes - The Road Ahead (Les grands singes : le chemin à faire)", moins de 10% de l'habitat forestier des grands singes encore existant restera "relativement intact" en 2030.

Alors qu'aujourd'hui 28 % environ, soit quelque 204.900 km2, de l'habitat des gorilles en Afrique équatoriale peuvent être classés comme relativement peu touchés, ce chiffre passerait ainsi en 2030 à 69.900 km2, soit à 10 %.
“Pour l'éviter, il nous reste peut-être vingt ans à travailler", estime Ian Redmond, responsable du soutien technique au GRASP.

source : http://www.gorilla.fr/

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